Cette exposition textile est consacrée à technique de teinture « tie-dye ». Elle montre comment des motifs apparaissent sur des tissus ligaturés, cousus ou pliés – étape par étape et de manière détaillée. Elle s'appuie sur la collection textile du MKB. Les visiteur·se·s peuvent également s'essayer eux-mêmes à cette technique.
Sur le podium de l'exposition, ce ne sont pas des mannequins célèbres vêtus de créations de grands couturiers qui défilent, mais sont exposés des vêtements aux motifs artistiquement travaillés. Le podium occupe une place centrale dans l’exposition « tie-dye: plié, cousu, teinté ».
Les kimonos, les robes d’enfants, les foulards et les chaussures méritent certes l’admiration, mais l’accent est aussi mis sur les stations qui les entourent et qui expliquent étape par étape comment les motifs apparaissent sur les textiles.
Cette nouvelle exposition met en valeur le talent des artisan·e·s de ces techniques, qui demandent du temps, beaucoup d’expérience, des connaissances, de l’imagination, de la dextérité et un peu de mathématiques, explique la commissaire d’exposition Stephanie Lovász.
En trois dimensions
L'enthousiasme de la curatrice pour le tie-dye se ressent dans chaque fibre et dans chacune des quelque 250 œuvres exposées. Le mot tie-dye est en fait un terme générique qui recouvre diverses techniques.
Le shibori, originaire du Japon, est l’une des plus connues. Le plangi, le bāndhanī, le tritik et l’adirẹ sont d’autres techniques utilisées en Afrique, en Asie, en Europe et en Amérique du Sud, soulignant la dimension mondiale de la collection.
La particularité du tie-dye réside dans sa composante tridimensionnelle. Avant la teinture, le tissu est mis en forme en trois dimensions. Sur certains textiles, cette déformation n’est que temporaire, tandis que d’autres conservent leur relief. Une station est dédiée à ce sujet.
Essayer soi-même
La technique tie-dye est largement documentée dans la collection textile du MKB. Cela permet de présenter en détail les processus de fabrication, à l’aide de textiles et des outils et matériaux correspondants appartenant au musée.
Les visiteurs·se·peuvent ainsi découvrir en détail comment naissent les motifs et apprécier à sa juste valeur le talent manuel requis. D’autant plus qu’une station permet de s’essayer à cette technique.
Il sera intéressant de revenir plusieurs fois dans l’exposition car la présentation sur le podium sera renouvelée tous les six mois environ et permettra d’apprécier encore mieux la diversité des motifs.
Une installation de Marie Schumann
Pendant toute la durée de l’exposition « tie-dye », une installation de l’artiste textile Marie Schumann, « Sequences, Screens », est visible dans la cage d’escalier du MKB. Comme dans la technique tie-dye, le tissu prend ici une forme spatiale : l’œuvre se déploie d’un étage à l’autre, passant d’une forme plate à une forme sculpturale, et peut être admirée sous différents angles.
Dans le cadre de cette exposition, le Museum der Kulturen Basel accueille le 12e Symposium international du shibori. Des expert·e·s et des passionné·e·s de textile du monde entier se réuniront à Bâle du 25 au 27 septembre 2026 pour débattre du thème «Textile & Architecture: The Art of Dimensional Transformation».